Chasse à l'arc

La chasse à l’arc est une activité millénaire pratiquée par de nombreux peuples autochtones que l’homme moderne a cherché à redécouvrir depuis quelques années. Le renouveau de la chasse à l’arc doit en grande partie son succès à Fred Bear, célèbre chasseur américain et fabricant d’arc. Cette chasse préhistorique concrétise un retour aux sources et surtout le retour à la nature.

La chasse à l’arc vous entraine dans des voyages et l’exploration de territoires immenses aux magnifiques paysages sans pour autant déranger toute la faune du coin. Elle vous permet d’établir un contact rapproché avec la nature et même d’entrer dans les cercles de défense des animaux sauvages.

La chasse à l’arc est un chalenge qui requiert une bonne condition physique, de la force mentale, de la maitrise de soi, des capacités d’adresse… La chasse à l’arc est solitaire et impose énormément de patience et de persévérance, elle oblige un savoir-faire en archerie mais aussi cynégétique. Elle exige de l’archer un bon niveau, de l’entrainement et de maîtriser le vol de sa flèche.

La chasse à l’arc se veut silencieuse, elle engendre beaucoup de rencontres avec les animaux sauvages et développe une sacrée connaissance de ces animaux, de leurs habitats, de leurs habitudes et des risques qu’ils présentent. Elle oblige au respect, à l’écoute et à la distinction des bruits de la forêt et de la faune. Elle nécessite de longues heures d’attente et de jumelage parfois dans le vent glacé des cimes.
La chasse à l’arc, c’est ne pas rechigner à se lever après une nuit très courte aux aurores, déjeuner rapidement, prendre son matériel et partir dans le froid glacial pour attendre la remontée des daims en rut.

La chasse à l’arc c’est aussi partir le matin avec une bombe au poivre à la ceinture. Mais aussi s’arrêter pour observer cet ours brun en train de se rassasier sur une carcasse de wapiti et enfin faire un grand détour pour ne pas le déranger !
La chasse à l’arc, s’est beaucoup scruter l’horizon, mais aussi regarder devant ses pieds pour ne pas marcher sur la brindille ou sur le mamba noir enroulé immobile devant vous.

La chasse à l’arc, c’est aussi gérer son odeur et ne pas bouger d’un poil lorsqu’un wapiti en rut vous toise à quinze mètres. La chasse à l’arc, c’est aussi savoir imiter le brâme de l’élan mâle qui descend vers vous et en faire une belle photographie parce qu’il n’est pas votre gibier d’aujourd’hui !
La chasse à l’arc, c’est aussi le camouflage et s’amuser de la venue d’un écureuil sur le tronc devant soi ou bien celle du babouin qui vient vous narguer dans votre affût. Mais, c’est aussi tirer ce chien redevenu sauvage parce qu’il se montre agressif pour l’homme et tue nombre d’animaux pour rien !

La chasse à l’arc, c’est aussi l’estimation de la distance et être capable de tuer rapidement l’animal convoité, patienter, suivre sa piste et le servir si besoin. Penser à lui rendre les honneurs, mais aussi, le préparer pour le montage d’un trophée ou tout simplement pour sa viande. La chasse à l’arc, c’est aussi pouvoir se relever seul d’une chute avec son gibier sur le dos.

C’est aussi accepter la déception quand l’animal de chasse a été raté. Elle force à se remettre en question et à améliorer à la fois ses connaissances, son matériel et ses capacités de chasseur.

La chasse à l’arc, c’est bien sûr savourer un grand moment de fierté lorsque que la réussite est au rendez-vous avec un beau trophée. La chasse à l’arc, c’est s’approprier le tannage d’une peau et en faire un carquois pour ses flèches. Mais c’est aussi détourer un écusson de bois noble pour le montage de son trophée à l’européenne.

La chasse à l’arc, c’est aussi rentrer tard le soir au campement et maitriser son GPS pour se guider à la lumière de sa frontale.
La chasse à l’arc, c’est aussi le camping, le partage des grillades du soir et le récit des péripéties de la journée avec le copain autour d’un bon feu de camp. C’est encore offrir son aide au guide de chasse pour la coupe du bois lorsque l’on campe au milieu de nulle part.
La chasse à l’arc, c’est aussi transmettre sa passion aux jeunes téméraires qui osent se détacher de leurs écrans et les encourager à vivre des aventures en plein air !

La chasse à l’arc doit souvent être défendue avec beaucoup de convictions auprès de ces détracteurs, non chasseurs. Pourtant, la chasse est une nécessité pour la gestion de la faune et fait partie intégrante de l’homme.

Mais, la chasse à l’arc, restera toujours une chasse authentique difficile où l’homme qui sait y retrouver son instinct de chasseur primaire est un homme qui peut être fier d’avoir accompli un bout de chemin sur les traces des hominidés.


Chronique Chasse-Arc-2

Patrice Raillard, habite la Nouvelle Calédonie

Le Dindon à l’arc. Chasse d’hier ou de demain

Les premiers rayons de soleil commencent à percer le feuillage des acajous et à dissiper la fraîcheur matinale. Dans la vallée voisine, une biche qui rejoint la réserve appelle son faon. Cette forêt est très fréquentée par les cerfs et les cochons sauvages. En fait, il s’agit d’un passage facile entre le flanc de colline et le creek. En amont, des glouglous me signalent la présence d’une troupe de dindes sauvages. Celle–ci semble se diriger vers mon affût en empruntant la coulée. Quelques instants plus tard, les glouglous se font plus proches et la troupe est enfin à mes pieds. Après quelques mouvements pour me retourner, je suis découvert. Un cri d’alerte et les cinq volatiles me fusillent du regard. Je ne bouge plus et ferme les yeux. La tension retombe à l’intérieur groupe et les animaux se remettent à gratter l’humus tout en faisant demi-tour. J’en profite alors pour armer mon arc et décocher une flèche en direction de l’épine dorsale d’un jeune mâle. A l’impact, c’est l’affolement, toute la troupe s’enfuit au pas de course et puis plus rien. Ma flèche est là, fichée dans le sol. Un moment plus tard, j’aperçois au travers du feuillage deux mâles dans la plaine se livrant un combat spectaculaire. Intrigué, je me décide à quitter mon affût pour une approche et peut être une seconde chance. Je récupère ma flèche sans aucune trace apparente de sang. Au sol, je ne relève pas d’indices non plus. En arrivant sur les lieux, ma stupéfaction est grande lorsque je découvre le jeune mâle inerte, la carotide tranchée par ma lame. L’autre mâle, qui s’est éloigné, s’acharnait à coup de bec sur son rival trépassant. Ainsi, l’instinct de conservation avait sans tarder obliger le groupe à rejeter cet animal blessé.

Devenu un familier du paysage calédonien le dindon ou Méléagris galopavo importé d’Amérique du Nord a très vite peuplé les savanes du sud du Territoire. Il est désormais présent sur toute la côte ouest. Son nom lui provient d’une confusion entre les Indes et l’Amérique Centrale. Ce volatile a été introduit sur le territoire en 1970 à port Laguerre. Le grand mâle au plumage coloré représente un défi pour le chasseur à l’arc.

Voyageurs granivores clairvoyants

Le mâle dominant est remarquable par sa gorge fournie de caroncules rouges, il mène fièrement le groupe. Derrière, les jeunes mâles ainsi que les femelles plus petites et moins colorées suivent. Le dindon sauvage peut atteindre sept à huit kilos et vivre une douzaine d’années. La femelle pond du mois d’août à octobre à même le sol et l’incubation dure entre 27 et 28 jours. Les portées qui atteignent facilement une dizaine de petits résistent tant bien que mal aux prédateurs, cochons, chats et rapaces.
Leur instinct de survie est si développé qu’il y a en permanence un individu du groupe qui observe les alentours lorsqu’il se déplace. Les dindons n’ont pas d’odorat mais par-contre leur ouïe et leur vision colorée sont excellentes. En effet ces volatiles peuvent voir pratiquement à 360 ° et détecter le blanc d’un œil à cent mètres. Ces animaux sont par ailleurs dotés d’une intelligence à ne pas sous-estimer. Ils mémoriseront très vite vos erreurs et sauront les exploiter la fois suivante.
Généralement par famille d’une dizaine d’individus, ces oiseaux voyagent tout au long de la journée en quête de leur nourriture. La recherche de celle-ci se fait dès l’aube dans une direction bien déterminée le plus souvent avec le dos au soleil. Les mâles animent la troupe de temps à autre en paradant pour courtiser les femelles ou en combattant leurs rivaux. Aux heures les plus chaudes, il n’est pas rare de rencontrer ces volatiles à l’ombre. En soirée, de nombreux insectes, sauterelles papillons, et graines de toutes sortes garnissent leur jabot. La famille peut alors rejoindre son perchoir nocturne, un arbre mort le plus souvent.

Stratégies de chasse

Plusieurs tactiques peuvent être employées, à l’affût avec leurres ou avec appeaux, à la course ou encore à la traque. Personnellement, je préfère la traque. Tout simplement parce ce type de chasse vous donne beaucoup plus d’occasions de tir. Mais avant de pouvoir commencer une traque, il vous faudra effectuer un travail de pistage pour localiser les animaux. 

Le pistage

Avant l’aube, vous entendrez le battement de leurs ailes lorsqu’ils quittent leur perchoir pour rejoindre le sol. Dès qu’ils se mettent en route, ils conversent par de petits yelps et purrs, il est alors facile de les localiser. Autrement, les indices frais, fouilles, excréments, traces tridactyles et parfois plumes sont nettement remarquables. Les traces du dindon montrent un doigt central plus allongé que ceux des extrémités. Des amoncellements de déjections en dessous d’un arbre vous confirme l’emplacement d’un perchoir. Si vous observez des traînées parallèles sur le sol poussiéreux des chemins (traces des ailes), vous êtes en présence d’un lieu de parade du gobbler

La traque

La traque est avant tout l’art du déplacement. Le chasseur se donnera un avantage considérable en repérant les animaux sans être lui-même détecté. Lorsque vous voulez vous rapprocher des animaux aperçus, il faudra être patient et discret. Evitez de montrer votre silhouette à découvert, une progression masquée dans les hautes herbes est conseillée. En terrain plus dénudé, il faudra parfois ramper. Arrêtez-vous fréquemment écoutez et scrutez les alentours.
Cette approche doit être silencieuse, et pas trop rapide. N’oubliez pas que les dindons ont une ouïe très développée et feront d’autant plus attention à ce qu’ils entendent. Par-contre, profitez de l’absence d’odorat de votre gibier. Tirez parti au maximum du terrain en utilisant les talwegs, buissons et ombrages pour camoufler votre avancée.
Surtout essayez de ne pas leur montrer vos yeux, lorsqu’un animal lève la tête, cachez-les. Si un dindon vous repère, son cri alertera tout le groupe qui se redressera et vous fixera. A ce moment stoppez votre progression et laisser leur attention se détourner de vous. Parfois, les plus curieux s’avanceront vers vous pour lever le doute. Lorsque c’est possible, revenez sur vos pas et contournez le groupe rapidement, en utilisant le relief ou tout autre avantage naturel. Cette tactique est souvent payante.
Choisissez un animal, il m’est arrivé de me retrouver au beau milieu d’une troupe de dindons et de ne plus savoir lequel tirer. Les mâles sont très convoités pour leur plumage et trophées, mais leur chair est plus ferme. Respectez l’éthique de la chasse en épargnant la dinde qui niche. De même, avant de tirer sur une femelle assurez-vous qu’elle ne soit pas suitée.

Le moment décisif

Quand la distance est raisonnable, au-dessous de vingt mètres, arrive le moment le plus passionnant de la chasse aux dindes : armer l’arc sans être repéré.
Attendez que l’animal tourne la tête, qu’il passe derrière une branche ou qu’il vous tourne le dos. Alors seulement vous pouvez armer votre arc, vous relever et tirer. Les animaux surpris patienteront quelques secondes avant de s’enfuir. Les arcs à poulies avantageront le chasseur qui pourra maintenir plus longtemps son armement. Souvenez-vous que votre objectif est d’immobiliser l’animal que vous convoitez. Le dindon est un animal résistant avec d’excellents réflexes et de petites parties vitales bien cachées. Le cœur du dindon ne mesure en fait que trois centimètres environ. Prenez pour cible un point sur une ligne verticale en avant de la patte et à mi-corps. Ce point peut aussi être le milieu de l’épine dorsale lorsque vous surplomber l’animal ou bien par l’arrière le point de convergence des plumes de la queue lorsque le mâle parade. La tête reste évidemment le fin du fin pour les plus adroits, notez qu’elle est à peu près trois fois plus grosse que le cœur mais beaucoup plus mobile. Le chasseur expérimenté verra sa flèche heurter l’animal. La flèche idéale ne le traversera pas complètement, ce qui gênera considérablement un animal blessé dans sa fuite. Ne prenez pas le risque de blesser un animal en tirant de trop loin, soyez patient.

L’après tir

Si votre dindon touché se débat sur place vous avez de la chance, sinon agissez rapidement. Balisez l’emplacement où l’animal à pris la flèche. Le dindon blessé ne laisse souvent que de petits indices voir aucun. Suivez donc bien sa retraite, mais surtout ne courrez pas, sinon l’animal pourrait s’envoler. La bête pourra aussi se dissimuler dans les buissons environnants et se confondre avec une pierre. J’ai pu constater quelquefois une hésitation des dindons à abandonner un de leur compatriote touché. Dans ce cas et s’ils ne vous avaient pas encore remarqué, évitez de les éduquer et attendez leur fuite avant de récupérer votre gibier.

Sécurité

La chasse aux dindes, dans le feu de l’action peut conduire à de tragiques accidents. Ne tirez jamais sur une bête mal identifiée. Assurez-vous de tirer des flèches fichantes. Si vous chassez avec un partenaire, établissez un plan d’action et repérez sa position avant de tirer. Attention à l’animal qui se débat avec une flèche, cette dernière pourrait vous blesser. Après le tir, insistez sur la recherche de vos flèches, une flèche perdue dans la nature peut être dangereuse.

Matériel

Pour chasser le dindon, vous pouvez utiliser un arc de quarante livres, bien insonorisé par le biais de silencieux et une fenêtre recouverte de peau. Le carquois sera bien adapté et solidaire de l’arc.
La tenue camouflée joue un rôle prépondérant dans ce type de chasse. Utilisez un filet expansible ou du maquillage pour vous camoufler le visage. Eliminez tout objet brillant de votre équipement, boucle de ceinture, optique, etc… Dissimuler l’empennage de vos flèches de couleur vive n’est pas inutile.
Les tubes pourront être garnis de pointes bilames zwickey avec rondelles du type adder qui offriront plus de résistance à la pénétration. Cette moindre pénétration facilitera la récupération du gibier. Un empennage « fluflu » vous permettra de retrouver plus facilement vos flèches. Pour ceux qui vise la tête, un assommoir en caoutchouc du type bludgeons est très approprié.
L’utilisation d’appeaux accompagnée de leurres peut être passionnante lorsqu’elle est maîtrisée.Les leurres fonctionnent particulièrement bien avec le dindon, les reproductions en trois dimensions sont très réalistes. Cependant vous pouvez fabriquer ce matériel vous-même, il sera tout aussi efficace.

Si vous aimez la nature et recherchez des sensations fortes, la chasse au dindon à l’arc est celle qu’il vous faut ! Le défi est si attrayant, que vous ne vous lasserez pas d’une chasse authentique, sportive, écologique mais jamais gagnée d’avance.

Patrice Raillard de la Nouvelle Calédonie

Chronique Chasse-Arc-2

Deux beaux mâles en quête de nourriture

Chronique Chasse-Arc-2

Deux jeunes mâles à la recherche de graines

Chronique Chasse-Arc-2

Une chasse réussie au dindon mâle

Chronique Chasse-Arc-2

Un mâle prélevé avec un arc classique de 55 lbs

Chronique Chasse-Arc-2

Un vieux mâle tiré au détour d’un buisson

Chasse à l’ours printanière

Technique de chasse à l'ours noir au printemps.

(Il existe beaucoup de techniques différentes pour la chasse à l'ours noir et celle que je propose m'a permis d'obtenir de très bons résultats jusqu'à présent.)

Étapes à suivre :

Etape 1

La sélection du site d'appâtage est surtout très importante. Vous devez trouver un endroit permettant un tir clair, en particulier pour la chasse à l'arc ou arbalète, mais situé très près de la lisière de la forêt car les ours sont très vigilants pour approcher un site d'appâts et chercheront à courir dans la forêt décelant un danger. ... Important, assurez-vous de ne pas chasser sur un territoire de chasse au cerf ou à l'orignal déjà utilisé..

Etape 2

Déterminez la position du mirador ou de la cache en tenant compte des vents de face une fois que le chasseur est en position de tir. La hauteur de la tour de guet sera déterminée par la distance de prise de vue une fois le chasseur installé et camouflé au bord de la forêt. Enlevez toutes les branches et tous les arbres susceptibles d'affecter le champ de vision du chasseur. Assurez-vous qu'il n'y a pas de gros rochers autour du site appâté pour éviter les ricochets.

Etape 3

À une distance de 40 mètres, installez solidement le site d’appâts à l’aide de 3 petits arbres d’environ 4 pouces de diamètre et de 12 pieds de long et espacés de 6 pieds à la base dans une position de tipi afin d'avoir une ouverture claire face à la tour de guet (Mirador). Installez au haut une petite poulie et un câble pour soulever facilement le baril contenant l'appât et les senteurs.

Etape 4

Installez un baril de plastique sans rebord pour que l’ours ne puisse pas le saisir et le décrocher. Percez quelques trous d'un pouce dans le fond du baril pour laisser échapper les odeurs. Remplissez le baril d'une bonne quantité de viande gâtée ou de poisson pourri et de déchets de cuisine. Hisser le baril en utilisant le câble et poulie pour une hauteur de 6 à 7 pieds. Ne pas mettre un couvercle sur le dessus du baril pour permettre à la pluie de diluer le contenu.

Etape 5

Sur le sol, directement sous le baril, creusez un trou de 30 po. de profondeur sur deux pieds de large pour recevoir l’égouttement du baril pendant quelques jours avant la chasse et créer ainsi de fortes odeurs.

Etape 6

Après quelques jours, commencez à mettre de la nourriture dans le trou creusé, ex. nourriture pour chien recouvert de mélasse noire, restes de table, etc. Couvrez le trou avec de grosses bûches (48 pouces de long) et installez des grosses pierres par-dessus de façon à ce que l'ours puisse avoir à bouger et déplacer ces obstacles pour atteindre la nourriture.

Etape 7

En ajoutant de l'huile de friteuse usée autour du trou, l'ours marchera dans l'huile et laissera des traces sur de longues distances et attirera ainsi d'autres ours sur le site appâté.

Etape 8

Installer une caméra de surveillance pour vérifier les heures de visite de l'ours. Visitez le site tous les jours à la même heure en fin d'après-midi et faites du bruit pendant votre visite car l'ours n'est jamais loin et entendra vos mouvements. Une fois que les images de la caméra confirment la visite de l'ours, commencez à mettre de la nourriture sucrée dans le trou (Ex Beignets, pâtisseries et desserts de toutes sortes)

Etape 9

Installer le chasseur dans une tour de guet (Mirador) en vérifiant son équipement, ses armes et ses munitions. Interdiction de fumer sur le site car les odeurs sont perceptibles par l'ours et aussi pour éviter les incendies de forêt. Évitez les objets brillants, les écouteurs, les téléphones portables ou les tablettes numériques une fois installés. Le chasseur doit toujours porter le gilet fluorescent. Prévenez le chasseur de prendre son temps avant de tirer pour vous assurer que l'ours tombera sur le premier coup. Si le chasseur doit se soulager, faites-le à bonne distance du site appâté et du mirador.

Etape 10

Une fois que l'ours a été abattu par le chasseur, dites-lui d'attendre dix minutes avant d'approcher l'ours qui pourrait être simplement blessé. Si l'ours s'est échappé dans la forêt avec une blessure, assurez-vous d'avoir de l'aide pour le retrouver. Possibilité d'utiliser les services de chiens de sang spécialement entraînés pour retrouver l'ours mort ou blessé.

Bonne chasse et surtout soyez très prudent pour éviter une rencontre avec un ours car cet animal est imprévisible dans son comportement.

Les guides professionnels et consciencieux doivent toujours respecter l'environnement en nettoyant le site une fois la chasse terminée.


Gaston Hénault, guide de chasse à l’ours

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tout savoir-kits-de-survie
  • Lampe de poche (LED)

  • Insecticide et aérosol ou liquide

  • Cahier de note et stylo

  • Carte et boussole ou GPS ou SPOT-X

  • Papier hygiénique

  • Petite hache et étui

  • Collets à piéger

  • Bouillon de bœuf ou poulet concentré

  • Briquet et allumettes imperméables

  • Hameçons de différents formats

  • Ensemble de feux de signalisation

  • Chandail de laine (Pull)

  • Imperméable chaud

  • Carrés de chocolat

  • Toile (Bâche) 3m x 3m

  • Sifflet de plastique

  • Quelques leurres de pêche ou rapalas

  • Couverture de survie (Thermale)

  • Plombs pour la pêche

  • Petit miroir de signalisation

  • Petit câble de 10 m

  • Trousse de premiers soins

  • Briquet de magnésium

  • 1 mètre de papier aluminium

  • Tablettes pour purifier l’eau

  • Contenant hermétique pour allumettes

  • 30 mètres de monofilament de pêche

  • Bottes chaudes et imperméables

  • Deux paires de bas chauds

  • Petit contenant pour chauffer l’eau ou la soupe

  • Répulsif à ours si nécessaire

  • Friandises

  • Thé ou café

  • Lait en poudre

Important: Cette liste offre un choix sécure mais peut varier selon l’environnement et les conditions climatiques

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La chasse à la bécasse d’Amérique au Québec.

Également connue sous son appellation scientifique SCOLOPAX MINOR, de la famille des Scolopacidés, la bécasse d’Amérique est un oiseau fascinant à chasser. Pourvue d’un long bec de couleur brune, un ventre roux et le dos brun, arborant un plumage qui lui permet un excellent camouflage à se fondre dans la nature. Les mâles et femelles ont la même coloration et la femelle est légèrement plus grosse que le mâle. La femelle produira 4 œufs pour une incubation de 20 jours en fin mai au nord du Québec et en avril au sud.

La bécasse peut manger environ la moitié de son poids par jour, elle se nourrit au début et à la fin de la journée. Elle s’alimente en majeure partie de vers de terre en plus de quelques insectes. Sa migration vers les sud-est des États Unis se situe vers le mois d’octobre, elle retournera au Québec en avril. Le mâle à l’habitude de parader dans les champs abandonnés lors de la période d’accouplement.
La période de chasse se situe majoritairement de mi-septembre à fin octobre selon les régions prisées pour obtenir de bons résultats sont les Haute-Laurentides, la Gaspésie et Lanaudière où le biotope est propice à la nidification des bécasses. Les chasseurs proviennent de différentes régions du Québec et particulièrement des pays d’Europe comme la France, la Belgique, la Suisse etc…ces derniers étant des adeptes incontestés de ce genre de chasse accompagnés par leurs chiens de chasse spécialement entraînés.

Les chiens de chasse utilisés sont des chiens d’arrêt principalement de race Épagneuls Bretons, Setters Anglais, Setters Irlandais, Setters Gordon, Braques allemands à poil court , Pointeurs anglais.

Les chasseurs, sous la supervision d’un guide, arpenteront des territoires assignés par le pourvoyeur et tenteront à l’aide de leur chiens de localiser les bécasses, une fois le chien à l’arrêt, le plaisir commence et pour le chien et pour le chasseur. Le chien totalement immobile signifie à son maître la présence de l’oiseau, celui-ci, à l’aide de commandements lui ordonnera de bouger vers la bécasse pour la faire s’envoler. La bécasse s’envole à la vitesse de l’éclair et le chasseur fait feu en sa direction. Si l’oiseau est tombé, le chien part à la course pour le localiser jusqu’au moment où son maître arrive, généralement le chien a l’oiseau dans la gueule tout content.

La limite de prise est de 8 bécasses et 5 gélinottes par jour par chasseur canadien possédant les permis en règle. Le permis Fédéral de la chasse aux oiseaux migrateurs et le permis de chasse au petit gibier du Québec sont obligatoires au Québec. À la fin du séjour, la limite de possession est de 16 bécasses et 15 gélinottes par chasseur.

Généralement, le fusil de chasse de calibre 12 est utilisé et des cartouches adéquates avec de la grenaille de grosseur 7 à 9. Avec un bon guide, le chasseur pourra effectuer 24 levées d’oiseaux dans une journée de chasse.
Initiez-vous à cette chasse, c’est passionnant !

Chronique Chasse-Arc-2

En préparant un voyage de chasse, voilà une bonne attitude à adopter. Beaucoup d’efforts sont requis à cette préparation qui dure parfois des mois et un de ces éléments qui n’est pas à négliger est de bien préparer un kit de base pour la survie en forêt.

Le plus simple est de se procurer un bon sac à dos solide et facile à transporter et de dimension raisonnable. Le contenu se réparti premièrement en accessoires de premiers soins d’urgence que l’on peut se procurer en pharmacie ou en entreprises spécialisées incluant un ou plusieurs auto-injecteurs EpiPen. On pourra ainsi soigner une blessure mineure jusqu’au rapatriement au camp de base. Une trousse comprenant plusieurs types d’atèles permettra de stabiliser un blessé. Il est également recommandé d’adhérer à une organisation comme AirMedic qui offre le service d’évacuation de blessés en régions éloignées du Québec.

En deuxième lieu, voici une liste d’objets à considérer selon le type de chasse pratiquée. : Couteau pliable de style Buck et aiguisoir, pinces multi usage de qualité, lampe de poche LED avec piles de rechange, corde de nylon de 15 M, petits emballages de couverture de survie aluminium, boussole, GPS et cartes topo du territoire de chasse, petite hache et scie pliable pour dégager un sentier et préparer un feu, machette de petite dimension, allumettes imperméables, briquet et briquettes allume feu, broche à colleter, hameçons, mono filament et émerillon, sifflet, chasse moustique, poivre de Cayenne (Gaz poivré) ou corne de brume à air Une veste de flottaison gonflable certifiée si excursion en canoé ou embarcation gonflable.

En troisième lieu, on verra à inclure une gourde, des barres tendres, sachets de nourriture déshydratée, pastilles pour purifier l’eau, sachets de thé, tisane ou café instant, petite gamelle, gants chauds, imperméable, chaussettes.

Pour les plus avertis, il sera recommandé de louer un téléphone satellite pour la durée du séjour ou un appareil SPOT-X, les coûts sont alors partagés avec le groupe de chasseurs.

Il sera préférable de réviser annuellement le contenu du kit et voir à remplacer les éléments manquants.

Le guide n’oubliera pas de fournir au groupe de chasseurs ou au pourvoyeur son itinéraire quotidien, cela facilitera les recherches en cas d’urgence.

Comme la majorité de nous ne participe pas à des activités qui se déroulent dans l'eau froide, nous ne sommes pas au courant des réactions que notre corps peut avoir en début et fin de saison. Il y a environ 200 personnes qui meurent par année suite à une immersion dans l'eau froide. Si vous prévoyez sortir sur l'eau cet hiver ou même effectuer quelques travaux sur la rive, il y a certaines choses que vous devez savoir en ce qui concerne l'immersion dans l'eau froide ainsi que sur l'hypothermie. Toujours porter un VFI quand vous naviguez en début ou fin de saison. Il y a également une vaste sélection de vêtements hypothermiques disponibles. 


Il est important de garder votre tête en dehors de l'eau. Environ 50% de votre chaleur corporelle est perdue par votre tête, donc il est critique de garder cette dernière sèche. Des températures froides diminuent significativement vos habiletés physiques. Nager devient une tâche très difficile et vous ne pourrez pas nager aussi loin. Essayez toujours de sortir de l'eau froide. Si vous avez tombé d'un bateau, essayez de remonter à bord en grimpant. Si vous êtes un bon nageur, que vous vous trouvez à une distance raisonnable de la rive et qu'une rescousse n'est pas probable, vous pouvez essayer de nager. Mais, rappelez-vous que vous ne pouvez pas nager aussi loin dans l'eau froide. 

Flotter dans la position recroquevillée aidant à conserver la chaleur augmentera votre temps de survie. Assurez-vous de connaître et de pratiquer cette position. S'il y a 3 personnes ou plus, la meilleure option est de vous regrouper. Quand vous êtes sauvé, assurez-vous de remplacer vos vêtements mouillés par des vêtements secs et demeurez dans un endroit où il fait chaud jusqu'à ce que vous soyez certain que votre corps ait retrouvé sa température normale.

Publié par : www.examenbateau.com

Vêtements

Vêtements chauds en début et fin de saison, chandails molletonnés, polar, survêtement molletonné, pulls de laine, cols roulés, chaussettes chaudes (éviter le coton), T-shirts et vêtements légers pour l’intérieur. Chemises de flanelle, veste sans manche, ou veste de moucheur (facultatif).


Accessoires

 Imperméable 2 pièces ou ensemble de flottaison une pièce.
Gilet de sauvetage certifié
Serviette de bain et petite serviette
Produits d’hygiène personnelle
Sac de couchage et oreiller
Verres fumés préférablement polarisés
Chasse moustique, filet protecteur et serpentins
Souliers et bottes confortables pour terrain accidenté et bottes d’eau
Couteau de poche et à fileter
Lampe de poche (DEL) et piles de rechange
Petite hache et étui
Gants bleus de chirurgien pour éviscérer les prises
Boussole, cartes ou GPS
Leurres, avançons, mono-filament, chaîne à poissons, permis de pêche en règle.
Gants de laine ou gants de pêcheurs imperméables
Coffret de pêche et mini coffre
Épuisette
Barres tendres assorties

En plus...

Appareil photo ou caméscope pour de beaux souvenirs
Votre livre préféré
Cigarettes, cigares, tabac, allumettes ou allume-feu
Avertissements médicaux, médicaments (i.e. diabète, allergies, ou problèmes cardiaques)

Sur recommandation d’un médecin:
Appareil pour l’apnée du sommeil et pile d’urgence appropriée.

Depuis plus d’une décennie, la majorité des pêcheurs du Québec se préoccupent de la qualité de l’environnement de leurs sites de pêche.
C’est naturel de penser qu’il n’y a aucune excuse pour laisser quoi que ce soit derrière nous lors de nos excursions en nature.
Voici donc quelques informations glanées sur le web concernant le temps de décomposition de certains objets :

Déchet

  • Papier journal

  • Pelure d’orange

  • Chaussette de laine

  • Gobelet de papier ciré

  • Filtre de cigarette

  • Couche

  • Chaussure

  • Produit de nylon

  • Semelle d’espadrille

  • Boîte de fer blanc

  • Canette ou languette d’aluminium

  • Plastique de Six-Pack

  • Bouteille de verre

  • Monofilament

  • Styromousse

  • Sifflet de plastique

Temps de décomposition

  • 2-4 mois

  • 6 mois

  • 1-5 années

  • 5 années

  • 10-12 années

  • 10-20 années

  • 25-40 années

  • 30-40 années

  • 50-80 années

  • 80-100 années

  • 200-400 années

  • 450 années

  • 1 million d’années

  • Non biodégradable

  • Non biodégradable

  • Non biodégradable

Quelquefois, on a besoin de se le faire rappeler : Bas de ligne, monofilament, mégot de cigarette, canette et languette, boîte de verre en styromousse, plastique et tout autre déchet doivent revenir avec nous afin d’être mis au rebut ou à la récupération de façon adéquate. C’est notre responsabilité et il n’existe pas d’excuse pour se défiler. Si nous sommes témoins d’un comportement douteux, intervenons poliment. Nous ne sommes pas responsables de ces comportements, mais nous pouvons aider à les enrayer. 
Ce document a été préparé par M. Denis Côté, Neuville Qc (avril 2013)

Chronique d’un participant

À mon avis, les guides de chasse et pêche doivent devenir des experts dans leur domaine. Ils jouent un rôle important pour les chasseurs et les pêcheurs expérimentés ainsi que les moins expérimentés. Les Guides qui font preuve de professionnalisme peuvent faire la différence pour une expédition réussie et agréable. Pour en arriver là, les guides doivent bien maîtriser les lois et règlements sur la conservation de la faune et en informer leur client. Ils doivent faire la promotion de la sécurité et s'assurer que toutes les mesures sont prises pour éviter un incident malheureux.

De plus, ils doivent bien connaitre l'espèce qu’ils pourchassent. Que ce soit pour la pêche ou la chasse, chaque espèce a ses propres particularités et ils doivent bien les connaitre pour permettre à leur client de récolter l'espèce convoité. Les guides doivent bien connaitre le territoire qu'ils exploitent. Une prospection doit être effectuée afin de bien cerner les habitudes du gibier ou l'emplacement du poisson selon les différentes températures ou le temps de l'année.

Ils doivent être aussi de bons communicateurs. Ils auront à guider des gens qui proviennent de milieux différents et ils doivent adapter leurs styles à la clientèle. Une bonne connaissance en culture générale peut aider à alimenter les discussions sur différents sujets. Par contre, il faut éviter les débats qui pourraient déraper. Il faut aussi respecter les clients moins bavard. Éviter de parler sans arrêt pour essayer de les divertir. Ils doivent aussi, communiquer avec tact pour corriger ou enseigner les bonnes pratiques aux clients. Ils doivent être les personnes ressources et être en mesure de répondre aux questions des clients.

François Tremblay,
participant à la formation GuideExpert, habite Ste-Brigitte de Laval